LE PETIT SAPIN

 

 

 

 

 

 

 

 

Áée aux ailes dorées.

 

Elle éta

Les magnifiques papillons de jour et de nuit,

Aux chatoyantes couleurs

Les oiseaux aux mélodies du bonheur

Qui, de l'aube à la nuit tombée,

Avec les cigales et les grillons chantaient.

Ainsi que les noirs taureaux mugissant dans les prés,

Les chevaux à la crinière de lait,

Le veilleur de nuit : Le grand hibou

Que les autres pensaient un peu fou

Car l’insomniaque jusqu’à l’aurore se promenait,

Pour, d’un œil gourmand, mais sans les croquer,

Ecouter avec délice les grenouilles coasser,

Epier les sautillantes rainettes dans les roseaux rouillés,

S’amusant avec l’aigrette au gracieux plumet.

Tandis que les élégantes libellules

Aux transparentes robes de tulle

Survolaient à vive allure le ruisseau,

En souriant aux poissons faisant des ronds dans l’eau,

Pour, telles des commères, s’empresser de raconter les derniers échos

Aux royales fleurs qui pâmaient leurs pétales veloutés,

Sans oublier les timides violettes dans la mousse, cachées.

 

L’elfe avait de la tendresse pour tous les êtres de son royaume :

Pour le gros hanneton vrombissant au dessus des pommes,

Le pic vert, qui sur les troncs, se prenait pour un marteau piqueur.

Egalement, pour le grand cerf qui bramait toujours avec ardeur

En surveillant les biches et leurs jolis faons,

Le silencieux escargot lent

Qui portait toujours sa maison sur le dos

Sans jamais se plaindre de son fardeau,

Pour les saules, les tamaris, les ormes, les peupliers,

Les généreux qui offraient leurs fruits sucrés,

 L’olivier, le figuier et les sages centenaires aux branches immenses,

Qui toisaient le ciel de toute leur puissance,

Et, retiré dans un coin,

Pour le petit sapin. .......

 

© EM. De Rodrigue

 

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