L'HIRONDELLE

Extrait de l'opus " Parfums de femmes"

Maman, où es-tu ?

Je ne te vois plus,

Tu es partie si loin de moi.

Depuis, je suis en enfer

Et mes nuits cauchemars ne sont que torchères.

 

S’il te plaît, reviens encore une fois !

Juste une fois,

Pour me prendre dans tes bras comme dans le passé.

Et, comme, avant, tu le faisais,

À mon oreille murmurer tendrement :

Tu es mon hirondelle venue le premier jour du printemps,

Mon petit soleil, parfois mon redoutable volcan.

Tu es ma pétillante, ma passionnée,

Parfois aussi mon petit garçon manqué !

Tu es ma sensible, ma romantique petite fille,

Et ma fougueuse Carmen de Séville !

 

Maman, de là-haut, si tu le peux,

Entre les anges et ton Dieu,

Regarde-moi !

Protège-moi !

 Ton aigue-marine, ce soir, a le coeur bleu marine

Sans toi, son âme est devenue chagrine.

La tempête agite violemment son coeur.

Trop de pleurs,

Trop de peurs,

 Trop d’amours,

Plus d’amours,

La brûlent toujours.

Et, lentement, elle se meurt

Car elle ne trouve plus le chemin du bonheur.

 

Maman, ton oiseau,

Celui que tu disais si fragile, si beau,

De son nid est lourdement tombé !

Maintenant, l’une de ses ailes est brisée.

Alors, comme jadis, viens le soigner.

Dans tes bras le serrer, le consoler,

De tes douces lèvres l’embrasser.

Il est dérouté sans toi

Et, a tant besoin de toi.

Alors, juste encore une fois,

Même si c’est la dernière fois,

Viens, mais ne viens que pour moi !

 

Maman, m’entends-tu ?

De là-haut, me vois-tu ?

C’est ton hirondelle perdue

Qui te dit : « Je t’aime »

Avec dans le coeur, tant de peines !

N’oublie pas maman,

Dans mes rêves, je t’attends !

Pour faire du printemps,

La plus belle saison comme... avant !

 

 © EM. De Rodrigue

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