REBELLE

Extrait de l'opus " Parfums de femmes"

Elle porte le nom des filles du vent ;

Celui prisé par les gitans.

Sara ! Celle qui dans une cage même dorée,

Ni Dieu ni les lois, son esprit n’enfermeront jamais.

 

Dans la verdine en bois, digne du Moyen Âge,

Résonnant de flamencos, de rires pour tout bagage,

Son enfance ne fut toujours que merveilleux voyages.

De France, de Navarre, elle a fait le tour de tous les villages,

Protégée par son peuple errant,

Choyée par le patriarche au sage commandement.

 

Quand sa destinée de tzigane lui faisait peur,

Dans le chant des guitares, elle y plaçait ses pleurs.

Bien qu’elle annulait les ethnies, les frontières,

Que de la différence, elle renversait les barrières,

De voir les gadjé se méfier de sa tribu, la chagrinait,

Car pour eux, ses frères n’étant que voleurs de poules éhontés,

Le moindre larcin leur était systématiquement imputé.

Alors, à force d’incessants outrages,

 

Cette sensible petite fleur, se transforma en ronce sauvage.

Un jour, pour du joug de la tradition juste un peu se délivrer,

Pour donner encore plus de liberté à sa liberté,

À l’aube, elle déserta la roulotte où elle était née

Afin d’embrasser les lumières de la cité

Qui inlassablement, de loin, l’attiraient.

................

 

© M. De Rodrigue

 

 

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Commentaires: 2
  • #1

    Mony (mardi, 10 mai 2016 17:25)

    Ce texte-là me plait, bien évidemment.... Merci et bravo à toi

  • #2

    EM De Rodrigue (mardi, 10 mai 2016 23:01)

    Sourire !
    Toi aussi, Mony, tu es une fille, peut-être pas du vent, mais des chemins !
    Ces chemins que tu parcours pour atteindre l'inaccessible étoile !