Au jardin de la fontaine

(Lettre extraite du roman " Le képi blanc ")

Oh, mon amour !


La nuit est douce comme l’espoir.

Les étoiles ont revêtu leur robe du soir.

À Nîmes, dans les jardins de la fontaine,

Les guitares tziganes gémissent leur peine,

Offrent à la lune scintillante

Une complainte émouvante.
Avec espérance,

Du regard, j’ai balayé l’assistance.

Tu es tant présent dans mon cœur meurtri

Qu’il m’a semblé, en cette nuit,

Voir l’ombre de ton képi.


Alors, comme avant,

J’ai posé ma tête sur ton épaule amoureusement.

Dans tes bras, je me suis blottie passionnément.

Tu as effleuré mes lèvres d’un doux baiser

Puis avec fougue, tu les as embrassées.

Mais, mon Karl-Hans, mon adoré,

Je rêvais pendant que les guitares pleuraient...

 

 

© M. De Rodrigue 

 

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Commentaires: 3
  • #1

    Mony (mercredi, 14 février 2018 14:29)

    Ah ce képi blanc !!
    Quel bon souvenir de lecture ...
    Merci encore à son auteure de nous avoir offert ces mots...
    et ? Petite question : à quand le Bonheur d’en lire d’autres ?
    Bisous

  • #2

    EM De Rodrigue (jeudi, 15 février 2018 11:16)

    MERCI pour Le képi blanc ! Le prochain roman est en gestation (sourire) .... il naîtra lorsque le jour sera venu !

  • #3

    Jacques Y. (jeudi, 22 mars 2018 14:01)

    Beau, doux et si triste à la fois.
    j'ai adoré ce texte.
    Fidèlement vôtre.
    Jacques